Résumé : |
Dans la clinique des traumatismes extrêmes, le soignant cherche activement une solution à la détresse du patient et à sa propre impuissance à le soulager. Au-delà de l’empathie et de la bienveillance, il s’engage parfois dans le déploiement d’un acte de tendresse.
Depuis de nombreuses années, j’exerce en centres et consultations spécialisés du psychotraumatisme, où je suis confronté à un très large éventail de figures du traumatisme extrême, vécues par des hommes, des femmes, des enfants, des transexuels…, des personnes venues à la suite de vécus de viol, d’agression physique, de torture, de génocide, d’accident, de cambriolage, d’inceste. Ces rencontres m’ont confirmé que le vécu traumatique présente des particularités, qui nécessitent une réponse adaptée. Pour ma part, dans cette clinique, je souhaite mettre l’accent sur le rôle de l’environnement.
Si la littérature sur ce sujet du psychotrauma est de plus en plus abondante, voire débordante, ce rôle de l’environnement, y compris thérapeutique, reste insuffisamment exploré et précisé [...] |